Le « développement durable » est dans l’air du temps. Ce concept s’inscrit dans de nombreux projets dont il est désormais une composante obligatoire au delà du simple effet de mode.
Dès lors, il est légitime de vérifier les interactions éventuelles entre la Simplification et le Développement Durable.
Mais qu’est ce que le développement durable ?
Le développement durable a été défini comme “le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs” par le rapport Brundtland (du nom du Premier ministre de Norvège), publié en 1987. La préoccupation est donc écologique, économique et sociale ; au niveau des puristes, il s’agit de penser et gérer le monde « autrement »
Ainsi désormais dans le cadre d’un projet quel qu’en soit sa nature, le développement durable introduit un nouveau facteur à prendre en compte : il peut introduire des contraintes voire des « complications » … vocabulaire qui rapproche des préoccupations de la simplification.
Si on souhaite adhérer au concept de développement durable ou pour de basses considérations de marketing, un projet de simplification devrait donc être examiné en prenant en compte sa participation ou non aux critères du développement durable : contribution écologique, économique, sociale.
Dans certains cas la simplification proposée sera valorisée (exemple dans un circuit de documents on supprime une page, on économise ainsi du papier, de l’encre et donc on pollue moins), dans d’autres elle est susceptible d’être dévaluée (exemple dans une entreprise la simplification conduit à doter chaque employé d’une imprimante laser personnelle dont l’usage n’est pas forcément sans conséquences écologiques néfastes)…
Un nouvel axe de travail pour les simplificateurs ?
http://www.thematiques.modernisation.gouv.fr/chantiers/625_39.html
(par Jean Soulayrac)
3 commentaires:
Le principal axe de synergie entre simplification et développement durable est de traiter les problèmes en amont, d'augmenter la culture du préventif pour diminuer les besoins en curatif, dans tous les secteurs d'activité.
C'est beaucoup plus simple d'éviter les problèmes mais cela diminue les immenses activités consacrées à réparer leurs destructions.
Cela permet d'augmenter les richesses mais en cultivant la diminution des emplois actuels.
Développement durable et Simplification
Qu’en penser ?
Ainsi donc, le développement durable est partout.
Désormais tout projet doit incorporer la mesure de ses impacts sur l’environnement, l’économie, la société.
A l’extrême toute production devrait être analysée en intégrant outre son coût de revient, ses interactions avec les écosystèmes, les ressources communes, le bien-être résultant pour les individus récipiendaires.
Mais il y a une antinomie entre les mots « développement » et « durable » et on perçoit que le marketing et le « politiquement correct » participent activement au discours d’autant plus qu’à l’échelle humaine nos projets s’inscrivent dans du court terme, une centaine d’années tout au plus.
La simplification peut-elle alors échapper au développement durable ?
Oui en tant que méthode, la simplification est dissociable du développement durable : le travail du simplificateur consiste à donner des pistes lorsqu’elles existent.
Non à l’usage, car toutes les pistes ne sont pas viables : de la même manière qu’un projet de simplification pourra être rejeté en raison d’un coût économique élevé, une action néfaste en terme d’environnement ou de société conduira aussi à un rejet.
Ainsi se profile peut-être les prémices de la Simplification Durable ….
Développement durable et Simplification
Qu’en penser ?
Ainsi donc, le développement durable est partout.
Désormais tout projet doit incorporer la mesure de ses impacts sur l’environnement, l’économie, la société.
A l’extrême toute production devrait être analysée en intégrant outre son coût de revient, ses interactions avec les écosystèmes, les ressources communes, le bien-être résultant pour les individus récipiendaires.
Mais il y a une antinomie entre les mots « développement » et « durable » et on perçoit que le marketing et le « politiquement correct » participent activement au discours d’autant plus qu’à l’échelle humaine nos projets s’inscrivent dans du court terme, une centaine d’années tout au plus.
La simplification peut-elle alors échapper au développement durable ?
Oui en tant que méthode, la simplification est dissociable du développement durable : le travail du simplificateur consiste à donner des pistes lorsqu’elles existent.
Non à l’usage, car toutes les pistes ne sont pas viables : de la même manière qu’un projet de simplification pourra être rejeté en raison d’un coût économique élevé, une action néfaste en terme d’environnement ou de société conduira aussi à un rejet.
Ainsi se profile peut-être les prémices de la Simplification Durable
Enregistrer un commentaire