se déplacer, transporter et simplifier

Les infrastructures (route, canal, câble, rail, oléoduc) se construisent sur des supports (eau, terre, air) et permettent aux moyens (camion, traîneau, téléphérique, gravité, avion) de transporter (marchandises et animaux, personnel) suivant les phases (collecter, regrouper, transporter, puis dégrouper et disperser) dans le respect des contraintes et dans l'équilibre économique (coût, délais, distance, retour, massification).

Les familles les plus "juteuses" pour simplifier sont les variables (ou contraintes), les moyens de transport et les outils du voyage (standardisation des palettes et de leurs dimension).

Ainsi on allège le temps du contrôle douanier en embarquant les douaniers dans le voyage pour que leur contrôle s'effectue durant le trajet.
Les contraintes de la péremption peuvent être contournées par une circulation prioritaire (le dimanche pour les denrées périssable) ou des apports technologique (le froid).
Il suffit de faire grossir les moyens de transport (un train de 1 km de long, des camion de 44 tonnes au lieu de 40) pour simplifier le nombre de transports.

Le regroupement des moyens de production (par exemple il n'y a plus qu'une seule cimenterie dans le Sud) allié à une demande croissante a favorisé l'explosion des transports. Pour diminuer la noria de camions, des entreprises participant à l'élaboration d'un même produit s'installent dans un même lieu (effet de cluster).
On retrouvera peut-être les bienfaits d'une consommation de proximité tout en se méfiant d'une simplification ultime, l'autarcie.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

L'étude de la simplification du transport ne peut être séparée des structures d'accueil amont et aval, ni de l'état des marchandises et des personnes à l'arrivée et au départ.Le transport s'inscrit toujours dans un champs économique global et la simplification devrait donc considérer la combinaison des facteurs en même temps que l'évolution des vecteurs

John a dit…

Un peu de formalisme.
Comment définir un transport ?
Des personnes ou des marchandises (matérielles et immatérielles) doivent être déplacées d’un point à un autre …
Un transport est donc le résultat d’une parmi plusieurs possibilité assurant aux personnes ou marchandises le déplacement souhaité.

Soit un transport T à opérer entre deux lieux.
Ce transport est conditionné par des variables (contraintes) C1,C2, C3 …. auquel il doit satisfaire soit T(C1,C2,C3 …Ci)
Par exemple :
C1 date, heure arrivée
C2 date, heure départ
C3 temps maximal de transport
C4 forme du produit liquide, gaz, poudre, solide, enfant, vieillard,Handicapé …
C5 vrac ou conditionné
C6 contraintes biologiques : température, humidité, pression, lumière
C7 contraintes économiques ….
C8 ….

Ci

Pour assurer ce transport il existe un ensemble de propositions P1, P2, P3, …Pi organisant ce transport en réponse à ces variables, cet ensemble pouvant être vide (le transport n’est pas possible avec les variables données) ou infini (il n’y a pas de contraintes de date par exemple)
Le choix qui est fait P(T) est sensé être la meilleure des propositions P1, P2, P3, …. Pi trouvées pour ce transport par son organisateur.

Que peut faire notre simplificateur ?
A la demande de l’organisateur (du transport), il est sensé simplifier P(T) au sens de l’efficacité.
En conséquence le simplificateur doit accepter le principe que P(T) est bien la meilleure des propositions P1, P2, P3, …. Pi
Ensuite en appliquant la méthode il doit vérifier s’il est possible de simplifier P(T)

En réalité – et le débat du 10/10 l’a montré – le simplificateur en transport a du mal à se limiter au simple examen de P(T) et la tentation est immédiate d’élargir le champ et ainsi de s’interroger :

* D’abord sur la pertinence des propositions : P(T) est-elle vraiment la meilleure parmi les propositions possibles, c’est à dire n’y en aurait-il pas une autre plus simple au sens de l’efficacité tout en souscrivant aux variables imposées ?

* Ensuite sur le bien fondé des variables : C1, C2, C3 …Ci sont-elles toutes impératives, sont-elles modifiables ?

* Enfin existe-il de nouveaux moyens techniques à même de s’affranchir de certaines de ces variables ?

Anonyme a dit…

Le transport consiste à deplacer une chose ou une personne d'un point A à un point B.
Ceci en utilisant des moyens et dans un delai.
Les deux variables essentielles sont la distance et le delai de transport (ce sont les elements variables de calcul de prix de revient d'un transport.
Cette notion même de transport n'est pas simplifiable.

Par contre on peut diminuer la distance (la ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre) et le delai (par la vitesse).

Le reste (groupage-degroupage, massification du fret, multi modal, stockage)n'est que le resultat de calcul economique.

Aprés reflexion il me semble que les seules choses que l'on peut simplifier dans le transport, ce sont les contraintes reglementaires (feuille de route, documents de douanes, documents sociaux).

slts

bernard bresson

Anonyme a dit…

Un des mots clefs de la réflexion est pour moi Variables qui intègre à la fois les astreintes (internes) et les contraintes (externes).

Dans le Triptyque Ergonomique, la simplification du transport et du déplacement qui caractérisent le Mouvement se concrétise par la suppression,la neutralisation ou la compensation de certaines variables potentielles et surtout efficientes.